Hébergement (première partie) : L’ère de l’auto-hébergement

Pour ceux qui savaient que j’avais un site Web, vous avez dû remarquer sa disparition en fin 2004. J’ai des problèmes d’hébergement et j’ai dû bien réfléchir à quel type d’hébergement je voulais pour mon site et essayer de lui donner une direction. Voici l’historique de cette problématique. Je la raconte parce que cela pourrait bien servir à quelqu’un éventuellement. Beaucoup de gens se pose la question « Comment héberger mon site Web ? »….

Je me disais toujours que tant qu’à avoir un site Web, aussi l’héberger moi-même. J’ai les connaissances techniques, j’aime bien configurer les serveurs web, cela va m’aider à apprendre Linux et je vais pouvoir réutiliser ce vieux 486 qui traîne dans le laboratoire. (Note : j’appelle ma salle de travail chez moi mon laboratoire, comme ça je peux m’imaginer être l’un de ces scientifiques fou super intelligent prêt à dominer le monde ou à inventer une machine à remonter le temps. Avec le nombre de vieux ordis qui traîne là, ça a vraiment l’air de ça aussi…).

J’ai donc recherché un fournisseur Internet (c’était en 2002) avec lequel je pouvais avoir une adresse IP fixe pas trop cher et qui me donnait la possibilité d’installer un serveur Web chez moi sur le port 80. J’ai trouvé Webmachine qui avait un rapport qualité prix pas trop pire et de qui l’on pouvait acheter un modem incluant le routeur. Pratique pour NATer mes machines et les protéger de l’Internet. J’ai plus tard acheté mon nom de domaine (benoitpiette.com) et enregistré le tout avec easydns. J’ai eu que très peu de temps pour monter mon site Web, et j’ai peut-être un peu trop sécurisé le tout (SSH de mon poste de travail vers mon serveur …. un 486, c’est lent) et je ne pouvait pas vraiment installer PHP ou Java (sur un 486). J’aime bien faire mon propre (X)HTML, mais c’est un peu long, il faut l’admettre. Je n’avais pas beaucoup de contenu et j’écrivais… quoi un billet par deux mois. Pas de quoi se faire une clientèle habituée il faut l’admettre.

Au moment où cette solution commençait à aller bien. (Le downtime était relativement faible, pannes de courant, panne de ADSL) il se passa deux choses : le service à la clientèle de mon fournisseur laissait vraiment à désirer. Leur serveur mail à planté pendant au moins une semaine et le ADSL pendant quelques jours ce qui était très ennuyant. J’ai dû même faire appel à un autre fournisseur de services pour mes e-mail (j’ai vraiment pogné les nerfs). Et puis j’ai finalement décidé que l’adresse IP fixe coûtait trop cher (10$ par mois) et j’ai passé à l’Adresse IP variable. Je n’ai vraiment pas eu le temps d’installer le script de mise à jour de l’adresse IP automatique, toutefois l’adresse ne changeait pas souvent alors je le faisais à la main. J’ai finalement perdu patience avec le mauvais service à la clientèle de mon fournisseur et j’ai changé de fournisseur de services. Oh l’erreur! L’Adresse IP changeait maintenant très souvent et il est même arrivé que mon nom de domaine pointe vers le site de quelqu’un d’autre. J’ai un peu paniqué et j’ai fermé le tout. Je n’aurais surtout pas voulu que mon nom de domaine pointe vers enfin quoique ce soit d’autre que mon propre site Web. J’ai essayé d’installer le script perl de mise à jour automatique d’adresse IP sur mon 486, mais il y avait tellement de dépendances que le 486 a complètement gelé. Je n’avais plus le temps de jouer à l’hébergeur. Tant qu’à avoir l’air fou, j’ai décidé de fermer mon site temporairement. Le temps que je trouve un vrai hébergeur qui allait fort probablement me coûter moins cher qu’une adresse IP fixe….

À suivre…

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